Libre et Indépendante
La nouvelle année commence bien, par une vraie révolution ! Le Peuple tunisien à expulsé un dictateur certes ami de la France mais qui avait enfermé sous une chape de plomb son pays depuis 23 ans. Avec, il faut bien le dire des résultats économiques assez bon : la Tunisie est le seul état du monde arabe à être en partie développée et bien engagée dans cette voie.

Car la Tunisie est un pays véritablement laïc, avec un niveau de vie non négligeable (celui de la France au début des années 60), et un PIB par habitant double de celui du Maroc ou de l’Algérie, avec des inégalités sociales plus faibles. C’est aussi un pays au fort niveau d’éducation : 1/3 des tunisiens suivent des études supérieurs. C’est 3 fois plus que dans les deux pays voisins.

En résumé, la Tunisie est déjà un pays moderne, avec un taux de fécondité de 1,8 enfant par femme, soit moins que la France qui est à 1,9 enfant par femme.

Un tel pays pouvait-il supporter longtemps une dictature qui dure depuis 23 ans, où la belle-famille du dictateur et leurs alliés sont corrompus et s’emparent désormais d’une partie du pays ? Il y avait peu de chance.

La coco-minute se devait d’exploser et elle l’a fait. Et ce fut une véritable révolution populaire. Les opposants sont pour la plupart en exil, les journaux et télévisions sont cadenassés. Il ne reste plus que l’Internet : les sites, les blogs, facebook et twitter. Comme en Iran il y a un peu plus d’un an, la Révolution est partie de là. La misère sociale et politique a trouvé son exutoire et son moyen de mobilisation.

Peut-on en tirer des conclusions : lorsque le gouvernement n’a pas l’assentiment du Peuple, il a des soucis à se faire. Certes, cette révolution s’est faite dans le sang. Mais comme en Roumanie en 1989, l’armée à refusé de tirer sur le peuple (comme en Argentine il y a quelques années), c’est le service d’ordre de ben Bella qui a fait le sale boulot avec la police : une centaine de morts.

La crainte de la suite est vive : que va devenir la Tunisie ? L’opposition n’est pas organisée : les islamistes risquent-t-ils d’en tirer parti ? Il faut espérer que non, la Tunisie est un pays modéré. Le risque de contagion est-il réel pour les autres pays arabes ?

Il faudrait que ces derniers commencent à ouvrir la porte à un minimum de multipartisme réel, sinon le Maroc, l’Algérie ou l’Egypte pourraient aussi avoir à faire face à de réels problèmes. D’autant plus que l’occident (malgré les encouragements de Michèle Alliot-Marie) n’a pu venir en aide à ce pays ami. Et qu’une révolution dans ces pays où le mécontentement est encore plus important pourrait débouchée sur des régimes islamistes.

Enfin, un petit pied de nez aux gouvernements occidentaux : si l’on ne prend pas en compte les « petits » soucis du « petit peuple », nous pourrions avoir nous aussi de gros soucis, sinon sous forme de révolution, du moins sous formes de troubles graves. Alors peut-être faut-il changer les priorités et chercher à donner à l’emploi et à la croissance une place nouvelle au cœur de nos politiques.


   
                 




  


    
  

    
  


    
  






    

     




      












   

         
     




  






              


  

            























  





            
 
         










     

                  










  

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Union Pour la France

Par Christophe Bugeau
Secrétaire général





Révolution en Tunisie Le 16/01/11