Libre et Indépendante
Après l’enlèvement et l’assassinat du Français Michel Germaneau dans le désert, l’intervention militaire française qui a entraîné la mort de 7 membres de la branche d’Al Quaïda au Maghreb Islamique (AQMI) a accru la tension dans cette zone. La France doit désormais se poser la question de la stratégie à choisir au sein de ce point névralgique.

Le Sahara est au confluent du Maghreb (Maroc, Algérie, Tunisie) et du Sahel avec les pays d’Afrique Noire francophone (Mauritanie, Mali, Niger, Tchad). Les anciens membres des GIA algériens ont été repoussés dans le désert du fait de la pression des forces de sécurité algérienne. Ceci est une bonne nouvelle : cela contribue à la stabilisation de ce pays où les attentats ont fortement diminués.

Mais ces quelques centaines de combattants n’ont plus rien à perdre et se sont alliés à Al Quaïda de Oussama Ben Laden dont ils sont devenus une filière. Ceci pose un problème nouveau : les pays sub-sahariens épargnés jusqu'à présent par le terrorisme islamiste sont désormais aux premières loges. Et la France qui a des accords de coopération avec ces pays redevient une cible.

On l’a vu dernièrement avec l’enlèvement à Arlit de 7 salariés d’AREVA dont 5 français. Il est clair que les précautions nécessaires n’avait pas été prises par cette société productrice d’uranium : pas de regroupement des logements des employés dans une zone protégée, pas de gardiens armés. La faute est grave.

D’autant plus que ces enlèvements destinés à « venger » les 7 membres de l’AQMI tués par l’intervention française touche à un intérêt stratégique de notre pays : notre approvisionnement en uranium pour notre force de frappe nucléaire et nos centrales nucléaires. L’enjeu est trop important pour que la France puisse fermer les yeux !

Les menaces nouvelles qui pèsent sur notre territoire en termes d’attentat sont aussi à relier à cette mouvance. Autant la panique créée par les déclarations enflammées du gouvernement n’est pas une bonne chose (elles visent à détourner les Français des autres problèmes), autant ces menaces ne peuvent être prises à la légère. Il n’est pas question de donner du grain à moudre à nos adversaires : le terrorisme se nourrit de la peur et non des pertes directes qu’il obtient (elles sont toujours limitées). Mais il faut frapper l’adversaire avant qu’il ne nous frappe.

En effet, la bonne réponse au terrorisme n’est pas de lui donner raison en faisant peur à nos concitoyens, cela ne peut qu’encourager ces mouvements dans leur stratégie. L’intervention directe et indirecte est bien plus efficace et adéquate. La surveillance de ces réseaux, l’interception des terroristes relèvent des services secrets. La mise en place d’interventions ciblées en coopération avec les pays du Sahel dépend désormais de notre propre stratégie militaire en fonction des accords de défense signés avec ces Etats.

Le vrai problème de la France avec les Islamistes n’est pas en Afghanistan, il est désormais au sud, c’est là que nos forces spéciales doivent intervenir avant que nous n’ayons de vrais problèmes !
       




    

     



      












   

         
     




  






              

  

            























  





            
 
         









     

                  










  

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Union Pour la France

Par Christophe Bugeau
Secrétaire général





Sahara, nouvelle ligne d’affrontement Le 29/09/10