Union Pour la France

Libre et Indépendante

LA CULTURE ENJEU POLITIQUE ? ETAT DES LIEUX

               
                            par Françoise Buy Rebaud 

Il semblerait qu’aujourd’hui, à l’époque du « tout culturel » il soit plus nécessaire que jamais de retrouver la définition vraie du terme de « Culture ». En commençant par le dissocier du bouillon insipide des « cultures » professionnelles (d’entreprise, médicale) ou « de masse » de l’Internet…qui, en raison de la spécialisation de la pensée qu’elles désignent, se situeraient à l’opposé de la notion même de Culture.
« Ce qui reste quand on a tout oublié » Autrement dit quand on a beaucoup lu, beaucoup appris, beaucoup réfléchi, cherché à explorer l’étendue des savoirs, des arts, de la spiritualité par tous les moyens de la connaissance qui s’offrent à soi. L’esprit de l’homme cultivé ne serait donc pas la seule mémoire, non pas le silo, mais le champ maintes fois labouré, amendé, fertilisé et ensemencé.
Quels sont les fruits de la culture ? Elle nourrit et fortifie l’intelligence, aiguise le jugement et la faculté de discernement, permet de prendre du recul, de la hauteur, de s’affranchir de fausses évidences et de vaines certitudes.
Nous ne sommes pas loin de l’idée de « sagesse », apanage de ceux qui ont beaucoup vécu et beaucoup appris. Sagesse à laquelle on ne peut accéder sans l’éducation, dont l’idée même contient le sens de « conduire hors ». A la naissance, l’être humain se trouve en immersion dans un milieu donné, tissé d’histoire, de géographie, de littérature, et aussi de religion. Le véhicule de cette culture, par le biais des mythologies, contes et traditions, à longtemps été l’oralité, qui persiste pour certains peuples.
La langue maternelle est ainsi la première à façonner l’esprit de l’enfant. Les paroles entendues lui confèrent à jamais à la fois « des racines et des ailes » qui consacreront son identité propre, et, de l’individuel au collectif, l’identité d’un pays.
Notre civilisation s’est fondée historiquement sur « la parole » et sur « le livre ». D’où le souci constant, au fil des siècles, d’assurer la continuité de l’apprentissage de la lecture, moyen irremplaçable de la découverte personnelle.
Ceux qui savaient à l’origine, en Occident, les moines, avaient pour vocation essentielle de transmettre. C’est ainsi que nous sont parvenues notre histoire et celle de la pensée humaine, de l’antiquité, des Latins, des Grecs à tous nos grands auteurs.
Mais si la culture est moyen de liberté en ce qu’elle permet d’approcher la « vérité » qu’exige notre conscience, le dernier siècle a montré qu’elle pouvait aussi être détournée, aux fins d’aliénation des foules, donc des peuples, par des prétendues « élites » dont le seul but est d’asseoir et de pérenniser leur domination. C’est ici l’émergence de « contres-cultures », là-bas de la « Révolution Culturelle ». C’est la falsification, hier comme aujourd’hui, de l’Histoire. C’est le détournement enfin de la finalité des arts, bien éloignés à présent de leur vocation première.
H. Arendt a dit que les régimes totalitaires ne se préoccupaient pas seulement de supprimer toute opposition, mais aussi d’éradiquer toute forme de pensée.
Mener combat pour la Culture, c’est donc œuvrer à la sauvegarde d’un patrimoine légué par des générations qui nous ont faits ce que nous sommes, et en même temps préserver ce bien précieux, la liberté d’apprendre, de penser, de comprendre le monde et nous même, et d’atteindre ainsi – qui sait – à une forme humaine accomplie.
Or, l’idée matérialiste de Progrès a évincé du discours, ( et peut être même de l’esprit du personnel politique) toute référence à l’idée de Culture matrice de Civilisation, et dans le même temps instauré la suprématie de l’économique sur le politique.
L’électorat ainsi canalisé vers la revendication matérielle (toujours plus de facilité, de confort) l’envie de consommer a remplacé l’effort culturel dans les préoccupations des individus au détriment de toutes spiritualité, effaçant ainsi les notions de Civilisation et de Nation. Le terme de « citoyen » se trouve ainsi utilisé à contrario de son concept originel.
C’est dans ce contexte que s’ouvre la campagne pour l’élection du Président au suffrage universel et, dans la profusion des candidatures, on va nous proposer des « programmes » alors que nous attendons un « Projet » qui élèverait le candidat à hauteur de la fonction briguée.
C’est pourquoi notre Commission de la Culture, se refusant à considérer les candidats les plus crédibles comme de simples bateleurs, propose les chapitres qui suivent, dont les conclusions fourniront autant de questions à leur poser.

Pistes de réflexion par chapitres :

I – Culture et éducation nationale
 L’EN fabrique t-elle, selon le mot d’Alain Finkielkraut, des « handicapés culturels » dont les universités sont saturées ?
 La maternelle et le primaire assurent-ils la transmission authentique de la langue maternelle ?
 Les collèges et les lycées, la connaissance de notre littérature ?
 La télévision est-elle en train de détruire le goût de la lecture et l’esprit critique ?
 Quel rôle joue t-elle « culturellement » ?
Bilan culturel de l’EN comparativement aux budgets dont-elle est dotée ?
II – Culture et ministère de la Culture
     Sa création. Sa finalité
     Son bilan, en fonction de ses budgets et son action
III – Culture et Patrimoine
 Sauvegarde du patrimoine monumental et mémorial (état, régions, départements, communes)
     La fondation du Patrimoine
     L’Institut légataires de témoins culturels
 Y a t-il en France de vrais mécènes ?
 Transmission des métiers d’art, de l’artisanat, des traditions.
IV – Culture, Histoire et Pouvoir
 La connaissance de l’Histoire (ou sa méconnaissance) influence t-elle nos opinions politiques, et éventuellement notre action politique ?
 Est-elle facteur d’amour de notre Patrie ? (au même titre que notre littérature).
 Les élus sont-ils tous cultivés ? Pourquoi les appeler « élites » ?
V- Culture et Religion
 Connaissance ou méconnaissance des unes et des autres ? Les limites.
 En quelle mesure Civilisation et Religion sont-elles indissociables ?
VI – Culture, Arts, Littérature, Cinéma, Théâtre
 Le « prêt à penser », ou la « pensée unique » viennent-elles brouiller le jeu ?
 L’Art contemporain est-il vraiment un art ?
 Le théâtre et le cinéma ont-ils à livrer un message politique ?
Autres chapitres à ouvrier ? Vos suggestions à
Françoise BUY REBAUD : 06.76.83.42.75. ou à Marianne PEGUET
siteupf2010001004.gif bus09_sqdot.gif bus09_sqdot.gif bus09_sqdot.gif bus09_sqdot.gif
LETTRE
MOUVEMENT
CONTACTS
ACCUEIL
ADHERER
bus09_sqdot.gif
Programme
bus09_sqdot.gif
Contact en Région
bus09_sqdot.gif
Activités de l'UPF
bus09_sqdot.gif
Débats de l'UPF
Sites amis